Anne-Laure WUILLAI

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      Anne-Laure Wuillai est née le 12 juillet 1987 à Versailles.

 

Transmission symbolique d’une éducation stricte: le prénom se compose d’un tiret.

Mère institutrice, père scientifique, favorisent une évolution entre les lignes de cahiers d’exercices d’écriture, et les axes géométriques du langage arithmétique.

 

Au commencement, elle regarde, raconte et dessine par un suivi au jour le jour, les différentes formes que peuvent prendre son propre corps, sans visage. C’est une individualité quelconque, celle de tout le monde, qui est représentée. Les limites d’un corps et celles de sa vision sont mises à l’épreuve. Les cadres mentaux sont mis à nus.

Et son travail se poursuit alors, comme l’immense histoire des limites tracées à l’intérieur de la société.

 

Distinguant les lignes droites, grilles et quadrillages, elle joue et déjoue des objets disciplinaires: agendas et calendriers, cahiers et bureaux d’écoliers, signalétiques autoroutières et gabarits de bagages aériens…

Elle repère puis opère où sévit le contrôle, se mettant en scène, déstructurant les codes de conduite; ainsi traquant les formes fixes et géométriques, les règles aux logiques mathématiques.

Son travail frôle une critique sociale déguisée, toujours marchant sur un fil, en équilibre entre poésie et satire, entre innocence et inconvenance.

 

Tendant vers une quasi-immatérialité, si ce n’est celle de la ligne, elle dirige l’art vers l’expérience, explorant, échangeant, posant la transmission comme acte de création. Happée par la ligne d’horizon, le voyage est sa principale inspiration. Souvent sur la route, elle travaille et vit entre Paris et Nice.

 

Et l’art appartient à celui qui marche, affirme l’École de Nice.

École de Nice ou « École du vide », car sans murs, c’est la rue, face à la mer, qui devient l’irremplaçable conducteur des fluides, transits de tous les échanges, depuis lesquels naissent revues, poèmes et autres écrits.


Poursuivant alors cette école qui n’existe pas, Anne-Laure Wuillai longe la côte, sans perdre de repère la ligne des collines.

Elle s’entoure d’autres. Et à plusieurs, ils avancent, plongent, sautent, grimpent... Toujours plus haut pour certains, toujours plus loin pour d’autres, mais toujours en marche.

Machines à écrire, valises, radeaux, pierres, ciseaux, cordes, pianos, guitares, trompettes, bouquets, bouquins, chaussures rouges, vin...

 

L’art se bouffe au quotidien, comme une baguette de pain.